Depuis maintenant 5 ans, The Parisienne est mon moi numérique.

Depuis 5 ans, je raconte sur ce blog ma vie, mes coups de coeur et mes coups de gueule.

The Parisienne a évolué, grandi, avec moi, au fil des années, au fil de ma vie, car ce blog, c’est celui de ma vie.

Pour ceux d’entre vous qui me suivent depuis le début de cette aventure, vous le savez, ce blog a vu le jour à l’occasion d’un évènement difficile, et c’est grâce à lui que j’ai pu traverser cette période dont je me serais bien passée.
Heureusement The Parisienne était là ! Et surtout, vous, mes lecteurs, étiez là…..

Parce que The Parisienne m’a permis de faire des rencontres, d’échanger avec vous que je n’aurais jamais rencontré sans cette version digitale de moi-même ! Et cela continue, année après année.
Si je me confie à vous aujourd’hui, c’est parce que The Parisienne est en danger. C’est un peu comme si une partie de moi était attaquée.

En effet, un journal parisien bien connu m’assigne en justice pour contrefaçon : Le Parisien.

La démarche a commencé par un courrier de mise en demeure il y a quelques mois. Naïve, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un malentendu et j’ai tenté de prendre contact directement avec le journal pour discuter, voir comment régler tout ça.

Comment un journal pourrait-il penser une seconde que le blog individuel d’une parisienne amoureuse de sa ville pourrait être une tentative de copie d’un quotidien parisien, et de son armée de journalistes ?!

Je suis parisienne, c’est ce que dit mon blog, c’est ce que je dis à tous ceux que je rencontre, dans la vraie vie, et dans la vie numérique !

Alors j’ai tenté une prise de contact, imaginé que le bon sens l’emporterait. Que neni. Ma proposition a été balayée d’un revers de main, et on m’a sommée de prendre un avocat.

Prendre un avocat ? Toute cette histoire est surréaliste ! Et qui paierait pour cet avocat ? Et pour me défendre pour quelle faute commise ?

J’ai donc ignoré la mise en demeure, plusieurs mois ont passé, et c’est l’assignation qui est arrivée.

Non content de demander l’abandon de l’URL, le transfert en pleine propriété de l’url à la SAS Le Parisien libéré, le journal exige une somme de 20000€ pour dommage et intérêts.

Dans l’assignation, on trouve les termes suivants : « …la création par Madame Nathalie Z. de « theparisienne.fr » et son usage pour notamment le titre d’une publication diffusée sur le Web, consacre la contrefaçon de la marque antérieure LA PARISIENNE «

Qui plus est, l’assignation précise :

« … le nom de domaine THE PARISIENNE reprend tout d’abord l’élément distinctif dominant de la marque antérieure LA PARISIENNE, savoir le terme « PARISIENNE » «

Finalement, ce qui en ressort, c’est que le mot « parisienne » ne peut pas apparaitre dans l’url d’un blog puisque le journal Le Parisien semble s’être auto proclamé détenteur exclusif du terme !

Le Parisien demande donc » de faire interdiction à Madame Z. , directement ou indirectement, du signe « The parisienne « , pour désigner le titre d’une publication sur tout support, seuls ou en association avec tout autre terme, signe, groupe de mots ou extension … »

Parce que si le mot « parisienne » devient la propriété privée de qui que ce soit, j’ai en tête quelques dizaines de blogs qui eux aussi devraient se préparer à recevoir un courrier, de ce genre de missive que l’on imagine recevoir uniquement quand on a commis un délit.

Alors que faire ?

Aujourd’hui, je vous donne l’information.

Cette information brute:

Le Parisien attaque The Parisienne pour contrefaçon.

Et je vais vous demander votre soutien par tous les moyens qui vous sembleront appropriés.

Je continue à croire que ce journal recouvrera la raison, mais si ce n’est pas le cas, je n’en resterai pas là.

La page Facebook de The Parisienne va me permettre de vous donner les détails concernant l’avancement de l’affaire.

En attendant, je vous le demande à tous : si vous souhaitez vous aussi que les parisiennes et les parisiens puissent librement utiliser ces deux termes pour raconter leur passion pour leur ville, criez le avec moi, hommes et femmes confondus, sur tous les toits du numérique :

#jesuisparisienne

Parce que Paris appartient à celles et ceux qui l’aiment depuis toujours, vous et moi en fait. Alors je compte sur vous pour relayer, interpeler, vous exprimer sur cette assignation aussi inattendue que surréaliste.

Parce que The Parisienne n’est la contrefaçon de rien ni de personne, puisque The Parisienne, c’est tout simplement moi.

EDIT 22h36

Je ne sais pas comment vous remercier toutes et tous pour ce soutien extraordinaire en quelques heures.

Grâce à vos tweets, j’ai été en TT sur Twitter, vous m’avez tous donné des preuves de soutien qui m’ont profondément touchée, certains d’entre vous ont changé leur pseudo Twitter, d’autres m’ont proposé leurs compétences légales, vous avez ajouté #jesuisparisienne à vos tweets, vos biographies twitter, et je sais que je n’ai pas tout vu tant j’ai été submergée !

Merci également pour tous ces commentaires de soutien.

Enfin, je remercie @Korben, que je ne connaissais que de réputation, et qui a publié dans la soirée un article pour me soutenir et amplifier la mobilisation. MERCI !

Voici son tweet vers son article :

Le Parisien ? Vaut mieux même plus l’avoir en journal… http://t.co/QpPdLAURXs

— Korben (@Korben) 25 Août 2014

Un grand merci également à @parispelemele qui a publié ce superbe article

Source de l’article: Le Parisien assigne The Parisienne pour contrefaçon.

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